Un chômeur sur cinq postule trop tard et perd des indemnités en Romandie
Vaud et Neuchâtel lancent une campagne commune. En 2025, près d'une personne sur cinq nouvellement inscrite au chômage n'avait pas assez cherché d'emploi avant l'ORP, et s'est vu suspendre ses indemnités.
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Vaud et Neuchâtel ont lancé lundi une campagne commune de sensibilisation sur une obligation que beaucoup ignorent. Après un licenciement, une démission ou la fin d'un contrat à durée déterminée, il faut commencer à chercher un emploi avant même de s'inscrire au chômage. C'est prévu par la loi sur l'assurance-chômage, qui impose à toute personne d'entreprendre les démarches nécessaires pour éviter ou réduire une période de chômage.
L'enjeu est financier. En 2025, près d'une personne sur cinq nouvellement inscrite au chômage n'avait pas effectué suffisamment de recherches d'emploi avant son inscription à l'office régional de placement. Conséquence directe, une suspension temporaire des indemnités.
La campagne s'appelle «Prêt-e à rebondir ? Postuler sans plus tarder !». Elle est portée par le Service de l'emploi du canton de Neuchâtel et la Direction générale de l'emploi et du marché du travail du canton de Vaud. Le message est simple. Débutez vos recherches dès que la fin de votre activité est connue, sans attendre l'inscription à l'ORP.
La campagne sera diffusée sur les réseaux sociaux des deux cantons. Elle s'appuie aussi sur des partenaires relais comme les syndicats, les associations professionnelles et les écoles. Des supports imprimés sont disponibles dans les offices régionaux de placement.
Trois réflexes à retenir
Les deux cantons résument l'attente en trois réflexes. Il faut commencer ses recherches dès que la fin de son activité est connue ou que sa situation professionnelle change. Il faut ensuite postuler régulièrement, pas seulement une fois. Et il faut surtout conserver les preuves de ses démarches, car sans justificatifs il est difficile de démontrer que les efforts nécessaires ont été fournis.
Pourquoi cela compte maintenant
Ce rappel tombe dans un contexte suisse contrasté. Des vagues de licenciements ont marqué l'actualité récente et les inscriptions au chômage sont suivies de près. La règle s'applique aussi bien après un licenciement qu'après une démission ou la fin d'une formation, ce qui concerne chaque année des milliers de personnes en Romandie.
Pour les employeurs, la campagne peut accélérer les candidatures spontanées. Des personnes récemment privées d'emploi ont intérêt à postuler tôt, parfois avant même la fin de leur contrat. Les entreprises qui recrutent reçoivent donc des candidatures plus rapidement après une annonce.
Ce qu'il faut surveiller
La campagne démarre en ce mois de novembre. L'indicateur à suivre sera la part de nouveaux inscrits insuffisamment actifs à l'inscription. Si la campagne fonctionne, ce chiffre devrait baisser d'ici la fin de l'année 2027. D'autres cantons romands pourraient s'inspirer du dispositif, comme le demande déjà le constat partagé d'une obligation trop méconnue.
Sources