Chômage suisse au tournant, mais Sunrise confirme 358 suppressions de postes
En Suisse, le chômage a reculé en septembre et devrait baisser en 2027. Sunrise supprimera toutefois 358 postes après consultation, environ 500 en 2026.
Article élaboré par l’intelligence artificielle

La Suisse traverse une passe contrastée. D'un côté, les licenciements massifs s'enchaînent et font les gros titres. UBS traverse la plus grande vague de suppressions d'emplois de son histoire. Zimmer Biomet supprime 490 postes sur son site de Winterthour. Sunrise, elle, vient de boucler le sort de plusieurs centaines de postes.
De l'autre, les statistiques reprennent des couleurs. En septembre 2026, le pays comptait 140 480 chômeurs inscrits, soit 1 064 de moins qu'en août, selon le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). Le taux de chômage s'établit à 3,0 %, ou 3,1 % après correction des variations saisonnières. C'est la première baisse du nombre d'inscrits depuis plusieurs mois.
Sunrise limite la casse à 358 postes
L'opérateur télécom a conclu le 26 octobre sa procédure de consultation sur son plan d'économies. Sur les 450 postes initialement menacés, 358 seront supprimés. Les propositions de la représentation des travailleurs et du syndicat Syndicom ont permis d'éviquer 92 suppressions, se félicite l'entreprise.
C'est la deuxième vague cette année. Sunrise avait déjà supprimé 147 emplois début 2026. Au total, environ 500 postes disparaîtront en 2026 sur les 2 900 équivalents temps plein que compte l'entreprise. Un plan social aux prestations élargies, surtout pour les employés plus âgés, accompagnera les personnes concernées. Une option de départ volontaire est proposée pour la première fois dans certains secteurs.
Le siège d'Opfikon, près de Zurich, concentre les craintes. Les employés des magasins, de la vente et du service à la clientèle devraient être largement épargnés. Les apprentis sont exclus du plan. Selon Bilanz, l'automatisation et l'intelligence artificielle sont au cœur de ce programme d'économies.
Une embellie confirmée par les prévisions
Le Groupe d'experts de la Confédération revoit à la hausse ses prévisions de croissance. Il table sur 1,7 % de croissance du PIB pour 2026, contre 0,9 % annoncé en juin, puis 1,6 % en 2027. Le commerce extérieur et la consommation privée soutiennent l'activité.
Sur le marché du travail, le groupe d'experts anticipe un taux de chômage de 3,1 % en moyenne annuelle en 2026, avant un léger recul à 3,0 % en 2027. Le consensus de l'institut KOF, relayé par Le Temps, aboutit à la même trajectoire. L'an dernier, le taux avait atteint 2,8 % en moyenne.
Pour Jan-Egbert Sturm, directeur du Centre de recherches conjoncturelles de l'EPF de Zurich, se focaliser sur les licenciements est trop réducteur. Il souligne la bonne tenue des exportations et de la consommation privée, et le fait que des emplois se créent toujours.
Ce que cela change pour les chercheurs d'emploi
La comparaison internationale reste favorable à la Suisse. Au sens du Bureau international du travail, le taux de chômage s'élève à 4,9 %, contre 8,2 % en France et 5,6 % en Italie.
Le taux officiel ne dit pourtant pas tout. Selon le SECO, la durée moyenne de chômage atteint sept mois et elle augmente. Fin du mois de référence ou pas, la recherche reste longue, en particulier pour les profils sans réseau local.
Pour les recruteurs, la période reste favorable. Un marché qui se stabilise après deux années de hausse du chômage élargit le vivier de candidats, notamment dans les fonctions administrative et technique touchées par les restructurations des télécoms et de la banque. Les personnes concernées chez Sunrise ou UBS arrivent sur le marché avec des compétences que d'autres secteurs, comme la pharma ou les services, continuent de chercher.
Sources