Chômage: 3,35 millions de demandeurs d'emploi en France, les jeunes en difficulté
Au troisième trimestre, le nombre d'inscrits à France Travail sans activité atteint 3,35 millions, en hausse de 0,9 %, avec une nette dégradation pour les moins de 25 ans.
Article élaboré par l’intelligence artificielle

France Travail et la Dares ont publié mercredi 28 octobre les chiffres du chômage du troisième trimestre. Le nombre de demandeurs d'emploi sans aucune activité (catégorie A) s'établit à 3,35 millions, hors Mayotte, soit 30 400 inscrits de plus qu'au trimestre précédent. La hausse atteint 0,9 % sur trois mois et 2,1 % sur un an.
En comptant les personnes qui exercent une activité réduite (catégories A, B et C), le total dépasse 5,8 millions d'inscrits tenus de chercher un emploi, en progression de 0,8 % sur le trimestre et de 2,4 % sur un an. C'est le sixième trimestre consécutif de hausse du taux de chômage au sens du BIT, fixé à 8,3 % fin juin selon l'Insee, un niveau inédit depuis l'automne 2020.
Des chiffres à lire avec précaution
La Dares appelle à la prudence: depuis janvier 2025 et la loi pour le plein emploi, tous les allocataires du RSA sont inscrits automatiquement auprès de France Travail, de même que les jeunes en parcours d'insertion accompagnés par les missions locales. Cette modification du périmètre gonfle mécaniquement les statistiques.
Sur un champ corrigé, hors inscription automatique de ces nouveaux publics, la hausse des demandeurs d'emploi de catégorie A retombe à 0,3 % sur le trimestre et 0,9 % sur un an, selon le communiqué du ministère. Selon Les Echos, cela représente environ 15 000 demandeurs d'emploi supplémentaires, soit +0,6 %. Le marché du travail se dégrade donc, mais nettement moins vite que ne le suggèrent les chiffres bruts.
Les jeunes en première ligne
La dégradation touche d'abord les moins de 25 ans. Le nombre de jeunes sans aucune activité progresse de 2,4 % sur le trimestre et de 2 % sur un an. Le taux de chômage des 15-24 ans s'établissait à 21,6 % au deuxième trimestre, calculé selon les normes du BIT, contre 8,3 % pour l'ensemble des actifs.
Les 25-49 ans sont aussi concernés, avec une hausse de 1 % sur le trimestre de leur nombre d'inscrits. À l'inverse, les seniors tirent leur épingle du jeu, indique Le Figaro. Pour un recruteur, ce contraste se traduit par des files de candidats très différentes selon les profils: abondantes sur les postes juniors, plus rares sur les candidatures expérimentées.
Ce qu'il faut surveiller
Le prochain chiffre à suivre est le taux de chômage BIT du troisième trimestre, publié par l'Insee mi-novembre. Il dira si la tendance de fond confirmée par France Travail se retrouve dans l'enquête emploi, moins sensible aux effets de périmètre.
Pour les candidats, le message reste le même qu'au printemps: peu d'embauches nettes en ce moment en France, ce qui justifie d'élargir ses recherches, y compris vers les missions en intérim ou les emplois en Suisse romande ou en Belgique. Pour les recruteurs, la rareté des départs volontaires et le vivier important de juniors peuvent jouer en faveur d'un recrutement sur postes débutants.
Sources